Projet de couverture pour Sorrir, esse sacrifício (« Sourire, ce sacrifice »), recueil de poèmes de Gisela Maria Bester publié par Praga.
De l'encre de Chine qui coule. Deux bœufs peints à l'encre noire, l'un de face et l'un de profil, sur un rouge profond. L'encre n'est pas sèche : elle coule le long des pattes jusqu'au pied de la page, tache, éclabousse. Le livre parle d'animaux, de Gaïa, des formes vivantes menacées — et l'animal sacrificiel apparaît ici comme présence, non comme emblème, avec la dignité de celui qui regarde le lecteur en face.
Rouge, noir et blanc. Le titre en sans serif blanche, aligné à gauche au pied, en trois courtes lignes, le nom de l'autrice au-dessus en bas-de-casse. La marque Praga en rouge sur le noir du bœuf, presque cachée. Rien d'autre.
À l'intérieur, le troupeau. Les gardes portent la même peinture répétée et en miroir en noir et blanc, comme un troupeau reflété dans l'eau. La couverture ouverte a le dos en noir avec le portrait de l'autrice, un texte de Luci Collin et, sur le rabat, la présentation de Maria Valéria Rezende.